Pluie d'Images
19 janvier – 1er mars 2019
«altérité»

 


En 2019 le festival Pluie d'Images propose une interactivité non virtuelle avec sa thématique « Altérité ». La communication sous-entend la confrontation, la relation à l’autre au-delà des béquilles ou prothèses proposées par les nouvelles technologies. Il s’agit donc bien ici de communication humaine. Se heurter à l’altérité de son interlocuteur, à l’oeuvre d’un artiste et son propos, c’est, comme le souligne Dominique Wolton, fondateur entre autre de l’Institut des sciences de la communication, « penser les enjeux de la diversité culturelle : la cohabitation des identités n’est rendue possible que par une reconnaissance réciproque des particularités, des cultures, des langues et des
contextes. » Le support photographique et le format du festival avec ses multiples échanges, la confrontation entre public et artistes… sont donc tout à fait propices à aborder les sujets liés à l’Altérité tels que la mondialisation, l’identité sexuelle, latransformation des paysages ou autres sujets de société variés au coeur de l’actualité.
A Daoulas, c’est le travail de Guillaume Hebert qui sera présenté. Guillaume Hebert est plus qu’un photographe, c’est un artiste visuel. Il a appris la photo et la peinture à l’Ecole Supérieure d’Arts & Médias de Caen. Ses oeuvres sont donc très hétéroclites, allant du portrait au paysage en passant par la nature morte.
Guillaume est né en Normandie en 1969, et depuis 2012, il partage sa vie entre Paris et Taipei, la capitale de l’île de Taïwan. Ses expositions font également le tour du monde,  principalement en Chine et en France mais également en Pologne, en Suisse et en
Hongrie.

Guillaume Hébert

www.guillaumehebert.com


''Updated Landscape'' de Guillaume Hébert est une série photographique, d’un genre hybride, mêlant des fragments de paysages actuels avec des arrière-plans issus de peintures de grands maîtres anciens. Son titre, que l’on peut traduire par « Paysages mis à jour », est une interprétation qui rend compte des changements dus en partie à l’urbanisation exigée par nos sociétés contemporaines. Elle nous invite à mesurer l’écart entre la vision d’un peintre d’antan et celle d’un photographe contemporain, et à redéfinir notre perception environnementale dans sa dimension esthétique.

LES BALADES PHOTOGRAPHIQUES 2018

 

affiche balades 2018 web

J.D. OKHAI OJEIKERE et Medina DUGGER :

un hommage à la beauté des coiffures nigérianes

Conscient du rôle primordial de la photographie dans la préservation de la culture de son pays, J.D. Okhai Ojeikere constitue une photothèque de plus de 20 000 négatifs se rapportant à la danse, au théâtre, aux enfants… et dans laquelle il apparaît très vite que les photographies de coiffure – élément important de la culture nigériane – constituent un ensemble singulier.


Réalisée de 1968 à 1999 au Rolleiflex 6X6, la série « Hairstyles » rassemble plus de 1 000 clichés dont une trentaine sera présentée dans les jardins de l’Abbaye de Daoulas. Chaque coiffure est photographiée, essentiellement de dos « parce qu’elles sont abstraites et révèlent mieux l’aspect sculptural des coiffures. »


Pour Ojeikere, cette série est une oeuvre collective. « La coiffeuse exerce tout son talent, la cliente choisit sa coiffure pour elle-même et c’est l’admiration que j’ai pour ces coiffures qui m’a conduit à les photographier… La durée, la méthode, la structure et mon obsession contribuent à l’exemplarité de ce travail. Il trouve naturellement sa place dans la photographie, dans la mode, dans l’ethnographie et tout simplement dans l’art ».


La série « Chroma » de Medina Dugger, présentée dans les rue de Daoulas, rend hommage au travail d’Ojeikere en célébrant « les coiffures des femmes à Lagos, au Nigéria, à travers un objectif contemporain et fantaisiste ». Aujourd’hui, la laine et les extensions de couleur, accessibles sur les marchés locaux, permettent aux femmes d’exprimer leur créativité et de lutter contre les standards d’une beauté bien souvent euro-centrée. La série présentée dans les rues de la commune constitue un ensemble fortement coloré, contrastant ainsi avec les photographies d’Ojeikere.

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